Il y a deux semaines je vous avais écris la petite histoire derrière le surnom King400. Cette semaine, nous verrons comment est né celui de Bill. La plupart des gens connaissent déjà le principe selon lequel Bill vient des trois premières lettres de mon nom de famille : Bilodeau. Aujourd’hui, nous nous intéresserons davantage sur à partir de quand les gens ont massivement commencé à m’appeler ainsi.
Il était une fois, dans le royaume du Lac-Saint-Jean, un jeune garçon qui s’appelait Nicolas Bilodeau. Il était en secondaire 5 au Séminaire-Marie-Reine-du-Clergé et comptait plusieurs belles années derrière et devant lui. Comme la mode le veut souvent du côté masculine à cette période de la vie; ses amis et lui s’appelaient par leur nom de famille : Fleury, Doré, Bilodeau, Launière, etc. Les filles, elles, préféraient plutôt l’appeler Nico ou Nic. D’aussi loin que l’histoire remonte, il n’existe pas réellement de personnes qui l’appelaient Bill, exceptées quelques occasions marginales.
Nous sommes toujours en secondaire 5 et débute alors la campagne présidentiel pour le poste de président du Conseil de Vie Étudiante. Il est temps pour notre ami de trouver un slogan, mais il se rend rapidement compte que Nicolas ou Bilodeau dans un slogan ça le rallonge et c’est pas du tout dynamique sur des affiches ou des macarons. C’est alors que l’idée lui vient : pourquoi ne pas utiliser ce surnom qu’on me donne parfois : Bill.
Rapidement le concept était créé, le slogan sur les macarons distribués aux élèves supporteurs serait “Je suis un ami de Bill”. Encore aujourd’hui le petit héros est bien fier de cette idée qui représentait exactement tout ce qu’il avait à proposer aux gens : un esprit amusant, qui n’a pas peur du ridicule, qui ose, qui n’a pas envie de faire de distinctions entre les années et qui veut être présent pour tous et chacun. Pour ajouter une touche encore plus “pétée” à tout cela : les macarons seront sur du carton rose. L’imprimeur allait s’amuser.
Lundi midi suivant, à la cafétéria, monsieur le futur président a presque une larme à l’oeil en voyant entre 150-200 personnes arborant fièrement le petit macaron hexagonal rose. Dès lors, les premières personnes qui lui étaient inconnues, commencèrent à lui adresser des “Salut Bill!”, “Je vais voter pour toi Bill”. Nicolas Bilodeau n’existait plus, Bill était en vie.
Les élections passées, remportées, et l’année suivant son cours, le surnom resta auprès de ses “nouveaux amis” mais aussi auprès de ses anciens qui commencèrent à adopter ce surnom court et efficace.
Un cycle continue se créa, les connaissances de mes amis devinrent informés qu’ils avaient un ami appelé Bill et de fil en aiguille les gens connaissaient ce nom avant le vrai. On ne peut pas dire que le principal intéressé faisait quoi que ce soit pour empêcher la “rumeur” de se propager. On se souviendra de son entrée à l’Université où il se présenta à tout le monde comme étant Bill, allant jusqu’à écrire ce nom sur son costume. Il fit pareil aux Jeux de la Communication.
La question demeure toutefois, tout bon psychologue aimerait se pencher sur la question : Est-ce dû à une envie de se défendre, de se cacher, que Nicolas Bilodeau tient mordicus à se faire appeler Bill, ou est-ce seulement, encore une fois, l’un de ses nombreux fantasmes de vie ?
Nicolas, Bill et King…
C’est toujours intéressant d’en apprendre un peu plus sur toi mon cher Bill. Tu possèdes encore quelques-uns de ses macarons? J’en prendrais volontier un ou deux
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Merci Big Bird,
malheureusement non ! Je suis sûr d’en avoir garder quelques uns, mais reste à les trouver…