Aujourd’hui, j’ai écouté une chanson que je connaissais depuis un bout. Cette fois, j’ai décidé de l’écouter entièrement en abandonnant tout ce que je faisais autour. J’ai eu des frissons. Cette poésie qui sert un message anti-guerre, anti-violence, servi de façon humble par cette voix innocente, ne peut que nous forcer à acquiescer l’immense talent de son auteur.
Je vous offre l’opportunité de l’entendre aussi, portez attention aux paroles et laissez vous emporter par la mélodie.
La médaille – Renaud
Ce que WIKIPEDIA nous apprends sur la chanson :
La chanson antimilitariste La médaille fut diffusée sur France Inter. Cette diffusion entraîna une plainte de l’association de soutien à l’armée française (Asaf) envers France Inter et son président Michel Boyon, jugeant les paroles offensente pour l’armée française et les anciens combattants. En septembre 1997, le tribunal correctionnel de Paris relaxa le prévenus, considéra que la chanson contenait effectivement des offenses envers l’armée mais que seul le ministre de la Défense pouvait intenter des poursuites[1].
Les paroles
Un pigeon s’est posé
Sur l’épaule galonnée
Du Maréchal de France
Et il a décoré
La statue dressée
D’une gastrique offense
Maréchaux assassins
Sur vos bustes d’airain
Vos poitrines superbes
Vos médailles ne sont
Que fientes de pigeons
De la merde
Un enfant est venu
Aux pieds de la statue
Du Maréchal de France
Une envie naturelle
L’a fait pisser contre elle
Mais en toute innocence
Maréchaux assassins
Le môme mine de rien
A jolimenent vengé
Les enfants et les mères
Que dans vos sales guerres
Vous avez massacrés
Un clodo s’est couché
Une nuit juste aux pieds
Du Maréchal de France
Ivre mort au matin
Il a vomi son vin
Dans une gerbe immense
Méréchaux assassins
Vous ne méritez rien
De mieux pour vos méfaits
Que cet hommage immonde
Pour tout le sang du monde
Par vos sabres versé
Un couple d’amoureux
S’embrasse sous les yeux
Du Maréchal de France
Muet comme un vieux bonze
Il restera de bronze
Raide comme une lance
Maréchaux assassins
L’amour ne vous dit rien
A part bien sûr celui
De la Patrie hélas
Cette idée dégueulasse
Qu’à mon tour je conchie