J’ai décidé de dévoiler au grand jour un projet sur lequel je travail sporadiquement depuis 5 ans. À l’âge de 15 ans, lorsque j’étais en secondaire 3, nous avons dû composer un conte de deux-trois pages sur ce que nous voulions. Venant à peine de terminer ma lecture de Tolkien, l’univers médiéval-fantastique m’intéressait énormément. L’histoire a donc été fortement inspirée du Seigneur des Anneaux.
Mon travail s’est valu une note passable. Je me suis rattrapé lorsque nous avons du l’exposer devant la classe en “engageant” une quinzaine de mes collègues de classe pour jouer le conte. Fort de costumes, de musique et de son aventure épique, le conte L’Alundranesse se mérita une attention très spéciale de la part des élèves et une note parfaite de la part du professeur pour la présentation orale.
Les mois passèrent, puis un beau matin je me décida de poursuivre l’écriture du conte. Je voulais pousser l’expérience plus loin et créer mon propre univers, à la manière de Tolkien. Au fil des années, j’en suis venu à accumuler des tonnes de notes manuscrites sur l’univers de Alundrane. Lignes du temps selon chacune des races, calendriers fériés, croquis physiologiques des créatures, cartes géographiques, personnages célèbres, Genèse du monde, religions, villes, etc.
Ce travail a duré 5 ans, mais de façon aléatoire. Une année je pouvais écrire 2 pages, comme l’autre je pouvais en composer une trentaine. En cours de route, j’en étais venu à écrire la trame principal, la vraie histoire, mais je ne me sentais pas prêt à poursuivre l’écriture sur des centaines de pages.
Si je vous parle de tout cela aujourd’hui, c’est que j’ai l’intention de tout remettre mes notes en commun et de recommencer l’écriture de Alundrane. De façon épisodique, vous pourrez en lire quelques bouts sur ce blogue. Aimerez-vous ou pas ? Ce n’est pas tellement mon intérêt, c’est pour mon plaisir personnel et tant mieux si ça peut en divertir quelques uns.
Je vous laisse avec un copié-collé du conte écrit en secondaire 3 et qui s’intitule : Alundresse.
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ALUNDRESSE
On entend paisiblement le ruisseau couler et la faible lueur de la lune entre timidement à l’intérieur de la chambre d’Ilithien Meril. Ses pensées sont tournées vers ce que lui a dit son père adoptif, le grand elfe Tauranor : « I meth na-anglenna, ho innas pada-bo în lond. Ha innas na norn, ho innas maeth i doll brannon. În gûr innas anira fern » ( ce qui signifie en langage commun : “tu dois accomplir ton destin, tu dois détruire le seigneur du mal, il fera tout pour t’en empêcher, mais tu devras toi-même reforger l’épée unique pour le détruire” ). Doit-il réellement prendre sa destinée en main ?
Les premiers rayons du soleil viennent seulement de traverser le feuillage du grand chêne qui surplombe Melethril. Ilithien se tient droit sur le pont d’ivoire. Tauranor s’avance vers lui « Tout y est mon fils, te voilà fin prêt pour faire ce que tu dois accomplir depuis des années. Morelgur avance au sud, nous ne pouvons pas le retenir plus longtemps que quelques semaines. Sa haine est féroce et il en veut vraiment aux elfes ainsi qu’aux humains. Tu devrais tenter de retrouver rapidement les fragments de l’épée de ton père. À ce que l’on raconte, ils sont au nombre de trois. Tu dois commencer ta quête vers la caverne de Theord qui se trouve à l’ouest de la capitale des Kader-juns.»
Serrant son mentor une dernière fois, Ilithien profita de l’occasion pour verser une larme nerveuse. Il n’emporta avec lui qu’une petite épée, un bouclier et de la nourriture. Il sait bien que même avec les meilleurs armes et la meilleure armure, il ne pourrait venir à bout des hommes de Morelgur par la force. Il devra user de sagesse et d’ingéniosité.
Cela fait maintenant trois jours qu’Ilithien marche sans arrêt, il ne voit aucun signe de vie nulle part. Il se demande s’il n’est pas perdu. Déposant son sac pour se reposer, il aperçoit pour la première fois depuis son départ : un être vivant. En fait, plusieurs êtres vivants ! Une colonne de créatures noires avancent dans la nuit en direction du chemin opposé à Ilithien. Cette armée semble se diriger vers Melethril. “Je dois continuer ma route”, se dit-il.
C’est à la fin de la première semaine qu’Ilithien arrive enfin à Kazard Liut, la capitale du pays des Kader-juns, réputée pour sa bière et ses fêtes organisées à intervalles réguliers.
Il décide de louer une chambre dans une auberge pour passer la nuit. Il ouvre la porte lentement et tous les regards se tournent vers lui. On se demande ce qu’un homme habillé à la manière des elfes vient faire dans une auberge de Kalder-juns. Au fond du salon principal se trouve un guerrier Kalder-juns qui semble âgé. Ses rides et ses nombreuses cernes trahissent un passé douloureux et colérique. Ilithien s’avance et s’assoit à ses côtés.
Ce fût après de longues discussions et avoir prît confiance en lui, qu’Ilithien raconta l’objet de sa quête à Kavori, le grand guerrier Kalder-Juns. Il fût épaté par l’ampleur de la quête et décida de reprendre sa hache en main pour aller aider Ilithien à accomplir son destin.
C’est au nombre de trois que parti le groupe. Kavori avait insisté pour emmener son fils Letori. Ils marchaient à un pas cadencé vers les Monts Blancs lorsqu’ils entendirent un cri strident venant du bas des monts. Ce cri semblait être le dernier souffle d’une fille qui aurait été attaquée.
Ils continuèrent vers le bas des monts, au pas de course, pour essayer de voir qui avait fait ce cri. Ils arrivèrent à l’entrée d’une grande caverne qui semblait avoir été construite par des hommes. La structure des lieux laissait paraître une ingéniosité diabolique. C’est lorsqu’ils arrivèrent dans une grande salle de pierre qu’ils découvrirent ce qui avait poussé le cri précédemment entendu. Une femme Kader-Juns gisait là, sur le sol.
Malgré les nombreuses blessures et traînées de sang, Kavori sembla la reconnaître. Son fils et lui tombèrent tout deux en larmes. La femme Nétait nulle autre que la fille unique de Kavori; la sœur aînée de Letori. Ce qu’elle faisait là était inconnu, mais on découvrit rapidement l’objet de ses souffrances. En effet, une poigne , à laquelle était fixé le bout d’une épée brisée, était là sur le sol. Ilithien reconnu rapidement les symboles. Sur la poigne était gravé les 4 flocons de neige et le rubis des glaces était en place. C’était un morceau de l’épée unique.
Cette partie de la quête n’avait pas été aussi difficile qu’Illithien l’eut cru. Malgré la tristesse qui régnait dans le groupe, ils continuèrent sur leur lancée vers l’Île aux trolls pour tenter de trouver le deuxième morceau de l’arme. Rendus a Rodule, ils louèrent un bateau pour se rendre sur l’Île. Aussitôt mît pied à terre, , ayant peur de tomber sur de sombres créatures tel des trolls, ils dégainèrent leurs armes.
C’est encore à la surprise général qu’ils découvrirent sur une colline escarpée, le deuxième morceau de l’épée. Le milieu de la lame se tenait prit dans une pierre, Ilithien cria « Mel Vernîn Tar» et d’un coup il arracha la lame de la pierre. C’est à ce geste que quatre trolls, venus de nulle part, apparurent devant nos héros.
Armées de grosses massues, ils tentèrent d’écraser Ilithien. Letori s’agrippa au bras d’un troll, ce dernier le souleva à la hauteur de sa tête. Letori enfonça sa hache entres les deux yeux du troll. Le troll emporté par la douleur tomba sur le sol emmenant avec lui le corps fébrile de Letori. Ses deux jambes furent prisent sous le poids de la bête. Pendant ce temps, Kavori avait eu le temps d’en abattre deux autres avec la légère aide d’Illithien.
Le dernier troll encore debout était le plus grand et le plus féroce des quatre. Les deux guerriers debout avait beau tenter de l’approcher mais le troll les repoussait avec sa grande masse. Lorsque le troll s’aperçut que Letori était encore en vie, il élança sa massue et fracassa le corps du jeune kader-juns. C’est dans un fracas déchirant que le corps explosa en morceaux. L’agressivité monta à un tel point dans le corps de Kavori, qu’il partit à la course et entra en collision avec le troll. Le choc fut tel que le troll tomba sur le sol, ébranlé et blessé, le monstre ferma les yeux. Kavori lui trancha la gorge avec sa hache. Le Kader-Jun, dans un geste de profond désespoir, se suicida au dessus du seul morceau qui restait de son fils.
Tourmenté par le spectacle qu’il venait de voir, Ilithien ne réfléchit même pas. Dans un laps de quelques secondes, il était déjà en route vers le continent. Il avait l’esprit troublé. C’était la première fois qu’il voyait autant de morts. Ilithien navigua jusqu’à l’embouchure du grand Fleuve Jaune, il arrima sur la rive nord. Il devait se rendre au pays des hobbits, où le dernier fragment de l’épée se trouvait.
Il suivait depuis une heure la route principale quand il tomba sur un petit hobbit qui était tout en pleures. Le petit être faisait à peine deux cinquièmes de la taille de l’homme. Ilithien s’assit à ses côtés et lui demanda ce qu’il se passait. Le hobbit lui expliqua qu’il venait de perdre son épée magique, qu’il s’appelait Holman et qu’il était meunier.
-Encore une autre épée, s’exclama Ilithien pour lui même
-Ce sont de vilains gobelins qui l’ont volé ! Ils sont partie vers l’ouest, pour les Collines du Paysage. J’irais bien la chercher mais je n’ai pas la force et l’équipement pour les affronter.
-Au point où j’en suis, je peux venir avec vous j’ai justement affaire à Hortueau, la ville près des collines.
Les nouveaux amis partirent en direction des collines qui s’affichaient au loin. L’homme avançait dans un rythme paisible et lent tandis que le hobbit, lui ,gambadait à ses côtés. Après 7 heures de marche, ils arrivèrent enfin au repère des gobelins.
Armé d’un bâton de promenade, Holman abattît 8 gobelins tandis que, grâce à son claymore, Ilithien en avait tué une trentaine. Finalement, dans un coffre de la chambre du chef gobelin, l’homme trouva l’épée magique du hobbit. C’était une petit lame de quelques centimètres à peine, qui était posée de façon malhabile sur une poignée de bois.
Ilithien se mît à rire, non pas à cause de l’allure de l’épée, mais plutôt pour le fait que ce n’était pas une épée entière, mais la pointe de la la lame de Iceblade. Il avait trouvé le dernier morceau. Il expliqua la situation au hobbit qui sembla triste de laisser Ilithien repartir vers Menethril.
C’est dans les brumes et dans la nuit qu’Ilithien arriva sur les abords de Menethril. Il régnait une ambiance à glacer le sang. On entendait au loin les cris de nombreuses batailles en cours. Il fallait faire vite ! il prît le pas de course et en dix minutes, il arriva à la maison de son père adoptif.
-Taurenor ! Taurenor ! J’ai réussi, j’ai les fragments de l’épée !
Taurenor sortit et accourra rapidement dans les bras de son fils. Ils se dépêchèrent tous les deux de se rendre à la forge de Menethril pour reforger Iceblade. Ce fût dans un climat d’excitation et d’impatience que le forgeron réussit l’exploit. La lame était parfaite et la poigne trahissait une force magique.
-Te voilà prêt à partir au combat contre Morelgur. N’oublies pas, une seule blessure de cette épée le détruira à jamais.
Ilithien monta son cheval et installa son grand sac sur le dos de la bête. Son sac lui semblait d’une pesanteur immense. Après quelques adieux, il partit au galop vers la bataille.
Il était maintenant en plein milieu de combats fougueux opposant les forces du mal contre celles du bien. Les hommes et les elfes contres l’obscurité, il dégaina Iceblade et une grande lueur blanche éclaira le champ de bataille. Tous arrêtèrent de combattre.
«Je suis Ilithien Meril, héritié du trône de Alundrane et possesseur de l’Épée du Froid. Au nom de mes ancêtres et du bien, je vous demande d’arrêter et de livrer votre chef »
À ces paroles, un rire glauque se fît entendre, Morelgur en personne marchait en direction d’Ilithien. Sa grande épée noire en main, il pointait en direction de l’héritier et déclara :
-Ton arrogance aura causé ta perte.
En un éclair, Morelgur lança son épée au cou d’Ilithien qui tomba. Il eût le temps de respirer une dernière fois et il mourût . L’espoir du monde venait de s’éteindre; la défaite était assurée.
Morelgur retourna de l’endroit d’où il venait et ordonna la dernière vague d’assauts. Lorsque les troupes eurent avancé d’un seul pas, une explosion retentissante se fît entendre. Après quelques secondes de surprise et de recherche dans la nuit, tous les yeux se tournèrent vers Morelgur. En effet, c’est de là que provenait l’explosion. Morelgur avait le corps courbé et, à la hauteur de ses genoux, se tenait une créature portant l’Épée du Froid.
Pendant tout ce temps, Holman, le hobbit, avait voyagé dans le sac d’Ilithien. Personne ne le savait. Lorsqu’il vît son ami tomber au combat, Holman sauta sur l’épée et courut en direction du Seigneur du mal. Nul ne le remarqua à cause de sa petite taille. C’est ainsi qu’il mît fin au règne du mal de l’horrible Morelgur.
Holman fût nommé Légende Vivante et à jamais le peuple des hobbits fût reconnu comme étant un peuple fort et légendaire. Holman devint le roi d’Alundrane quelques mois après sa conquête. À jamais on proclama sur le continent : « Même les plus petites créatures peuvent faire de grandes choses ».
C vraiment trop drole !!!
drole dans le sens de étrange
hier soir, avant de dormir (apres m,avoir convaincu que la demi lecture sporadique de mes notes de cours serait assez, et qui dois-je l’avouer, javais raison) je pensait a me faire un blog pour poster les chapitres que je suis en train d’écrire de l’histoire que je te parlais… ah ben God, tu m’as doubler
je te reparle de ce projet, au pire tu fera un billet sur mon histoire
a+
The Pat
Caliss d’affaire d’erreurs de syntaxe dans ce 9 lignes la…
Pat-éthique…