Hier soir, au Théâtre Granada, avait lieu le spectacle de Mick est tout seul (nouveau projet solo du leader de Mickey 3D). Avant de parler du show, parlons un peu du style de fan de musique que je suis.
Je suis un fan de musique, mais je suis différent des autres. Je ne suis pas du genre à acheter un nouveau disque chaque jour/semaine ou je ne surf pas toute la journée sur Myspace pour trouver de nouveaux groupes underground. Je suis plutôt « fanatique ».
Ce que j’entends par là ? C’est que quand j’aime quelque chose je l’explore de fond en comble. J’apprends tout de l’artiste, j’écoute tous ses disques, je regarde toutes les nouvelles le concernant, etc.
J’ai eu plusieurs « kick » : Aerosmith, Les Cowboys Fringants, Ozzy Osbourne, Renaud, Pierre Lapointe et Mickey 3D.
Je capote tellement sur ces artistes, que de pouvoir les voir en spectacle se révèle le paradis pour moi. Après avoir vu Lapointe, Renaud et les Fringants, il ne me restait que quelques artistes à voir avant de mourir.
Hier soir, donc, je ne pouvais pas manquer ma chance de voir Mickael Furnon dans ma ville ! Ses 4 seuls spectacles de 2008, il les fait au Québec. D’accord, vous me direz qu’il est tout seul et que c’est sur son groupe que je trippais, mais ça n’enlève pas le fait qu’il était le chanteur, le compositeur et l’auteur de la presque totalité des chansons du groupe. Mickey 3D est Mick et Mick est Mickey 3D.
Sans le vouloir, je m’étais mit à la thématique de la soirée en allant au spectacle… tout seul ! Première fois dans ma vie que j’assistais à un spectacle/film/théâtre seul. Dites vous que je ne l’avais pas cherché, j’avais quand même invité la moitié des gens que je connaissais ici à Sherbrooke.
Après une premier partie plutôt intéressante par Jenny Farand, une demoiselle assise seule derrière moi m’a invité à m’asseoir avec elle pour prendre un verre et regarder le reste du spectacle. Cette soirée s’annonçait amusante.
Deuxième première partie, H. Burns, un Français du sud de la France qui chante en anglais des chansons mélancoliques. On peut admirer le talent du type mais après 3-4 chansons on a l’impression que l’on a fait le tour du type dont les pièces se ressemblent beaucoup trop.
Attente. Profitons-en pour discuter avec la demoiselle. D’où vient-elle, que fait-elle, pourquoi est-elle seule, etc. À nous entendre parler et s’intéresser autant à la vie de l’autre, on pourrait croire qu’il s’agit d’une date. Faut dire que l’ambiance s’y prêtre drôlement bien. Théâtre de l’époque très chic, tapis et rideaux de velours rouge, petite bougie au centre de la table et alcool chic à la main.
Enfin, le moment tant attendu arrive. Mickey monte sur scène. Il dit bonjour aux gens dans la simplicité qui fait son charme, prend une gorgée d’une bière qu’on devine bien européenne, et il explique le déroulement de la soirée : « je vais vous faire des chansons de mon groupe : Mickey 3D, des chansons de mon album solo et puis quelques pièces inédites qui devraient sortir sur un prochain album du groupe ». Il n’en fallait pas plus pour que les fans s’extasient en criant.
Je vous avouerai que j’avais des doutes jusqu’au moment où il s’est mit à jouer de la guitare et chanter. Le titre du spectacle « Mick est tout seul » n’est pas là pour rien. Le type est seul, guitare acoustique à la main, à peine d’effets de lumières. Ce manque de « fla-fla » pourrait faire peur au premier abord mais au final c’est très bien.
Après plusieurs inédites, excellentes soit dit en passant, on enfile enfin avec la première chanson de Mickey 3D : Le goût du Citron. Les frissons débutent. Puis il enchaîne aléatoirement avec chansons solo et chansons du groupe pour terminer 1h plus tard.
Oui ! 1h.. Ce fut expéditif. L’artiste s’en va, standing ovation. L’artiste revient pour deux chansons : la sublime « les lumières dans la plaine » et sa « re-prise » de « j’ai demandé à la lune » (pour l’histoire : il a composé cette chanson, l’a filée à Indochine et il se permet maintenant d’en faire une reprise).
Voilà l’artiste ressort de scène. Deuxième standing ovation, la foule crie encore plus fort. Après quelques minutes, il revient devant les gens. Un peu surpris. Une fille monte sur le stage pour lui demander une chanson en particulier, il répond : « bah j’aimerais bien mais je ne m’en souviens plus ça fait trop longtemps que je l’ai jouée ». Après 2 ans sans faire de spectacle avec Mickey 3D, on se doute bien que la mémoire oublie quelques lignes.
Les gens lui crient des titres de chansons. Il réfléchit. Il décide finalement de faire le plus gros tube du groupe : Respire. La peuplade applaudit le geste. En terminant la chanson, les accords changent et une autre mélodie débute : la fameuse Johnny Repp. Encore ! Encore ! Il enchaîne avec une vieille chanson anglaise puis souhaite la bonne soirée à tous.
On aurait voulu plus, mais au moins on apprécie ce que l’on a eu. Conscients du moment unique qu’on venait de vivre, nous sommes tous partis le sourire aux lèvres. Mickey au Québec c’est rare.
En ce qui concerne l’histoire avec la demoiselle devenue ma partenaire de spectacle, disons qu’elle m’a raccompagnée jusqu’à ma voiture. La fin de l’histoire reste un mystère caché pour mes visiteurs.
Nonnnn! Je veux savoir la suite moi!