Le souffle court, les lèvres chaudes, je succombe à ce plaisir charnel. Des mouvements décousus et des sifflements aigus, c’est là notre façon de se donner l’amour.
Dehors, ce n’est plus novembre, le gris passe au blanc, mais je m’en fiche, tu es avec moi.
Je me souviens encore de notre première fois, j’avais eu l’impression de dominer un miroir. Tu semblais être le reflet de mon âme, la ressemblance était si frappante. Mêmes traits, mêmes combats, mêmes habitudes. Nous partagions les mêmes problèmes, on trouvait les mêmes solutions. Vraiment, tu étais la partenaire idéale.
Dehors, ce n’est plus novembre, le premier pied de neige vient de s’accrocher pour de bon. Le matin est un calvaire de déneigement, mais heureusement que la nuit est un plaisir éternel avec toi.
T’es arrivée un peu par hasard. Nos routes se sont croisées puis elles ont décidées de faire un bout de chemin ensemble. Ça n’a pas été long qu’on savait déjà ce que l’on voulait l’un de l’autre, moi c’était ton corps et toi mon réconfort. Notre premier baiser fût le début d’une longue route pavée de hauts et de bas, souvent, s’alternant assez rapidement pour se terminer par un cri étouffé.
Dehors, ce n’est plus novembre, les premières chansons de Noël envahissent ma tête, les clochettes résonnent et les cadeaux s’empilent à la tonne. Je m’en fiche, rien ne vaut plus cher que lorsque je suis dans nos draps.
J’aurai rapidement compris une chose de toi, c’est que sous tes allures de guerrière se cachait une petite plume légère. Tu faisais semblant d’être comme moi, forte et sans accroche, il ne fallu qu’un seul mois pour que tu faiblisse. Après une autre soirée d’extase tu me lanças naïvement « je t’aime ».
Dehors, ce n’est plus novembre, les familles se réunissent, les enfants s’impatientent, le Père Noël roule sa bosse, les cheminées fument la pipe. Je m’en fiche.
Tu m’aimais disais-tu, tu trouvais que nos histoires impliquaient plus que du désir, que c’était maintenant une question de sentiment. Tu te trompais. Dès le départ c’était clair, toi et moi on s’éclate, pas d’attentes ni patentes. Tu as mal compris les règles du jeu, tu dois donc retourner à la case départ.
Dehors, ce n’est plus novembre et ce n’est plus vraiment décembre, les fenêtres sont givrées, sauf la mienne. Embuée jusqu’au cou, elle te laisse voir comment je célèbre le nouvel an. Je domine un autre miroir, cette fois c’est la bonne, une qui sait comment jouer. Pendant que je réchauffais ma place, ton cœur, lui, devenait de glace.
Tu te trompais pendant que je te trompais.
Damn nice!
Ça, c’est drette ce que je vis.
Ça fesse de lire ça.
Bien écrit, Bill!
Wow!
au 19! : )
Monette -xxx-
Merci pour ces commentaires, content que vous aimiez mes petites créations fantaisistes
Nice Bill, vraiment nice!
ooooooooooh shit.
Nous l’avons tous, malheureusement, vécu un jour.
Pour une histoire qui semblait friser la perfection… Douloureuse finale.. Dommage!
[...] Décembre avec toi [...]