Ndr (Note du roi) : J’ai écrit ce texte cet hiver. Je l’avais supprimé de mon blogue au mois d’avril puisqu’il créeait un peu d’ambigüité avec Elle. Elle savait que ce texte ne lui était pas destiné. Même si cet “amour” était disparu, il en restait des traces ici sur ce blogue. Je considère avoir écrit plein de beaux textes pour Elle, mais aucun n’a atteint la justesse de celui qui suit. Il ne lui est pas destiné, trop personnel et trop révélatif de l’autre personne. Je vis assez bien avec mes sentiments aujourd’hui pour pouvoir le remettre sans peur de ses conséquences !
une seconde;
réveil brutal dans un nouvel univers tribal. Tous ces individus, inconnus, aussi perdus, m’entourent. Tu es là au loin, éclaircie douteuse et mielleuse. Tu m’apparais si parfaite, sublime, triste que ton destin soit déjà tracé loin du mien. Ton coeur est pris, le mien se chagrine un instant.
deux secondes;
amitié tantôt tranquille, tantôt rigide. Plaisirs de tous les jours, jeux de tous les cours. Comme si nos parents étaient les mêmes, je t’imagine fraternellement m’appartenir. Le temps est bon, notre relation est bonne. Certains diront qu’ils nous manque du piquant, je dirais plus tôt que notre duo souffre d’absence de mordant.
trois secondes;
brises d’automne qui se font sentir. L’été tire à sa fin mais tu es un rayon permanent, réchauffant, éclairant et ravivant chacune des mes pensées. Quelques pas dans la ville, quelques regards timides. Un peu de complicité, quelques tendresses. Je me perds dans tes yeux. Je ne vois plus où j’en suis. Je ne sais plus. J’hésite.
quatre secondes;
Ivre de toi, dominant comme un roi. Nos corps deviennent un seul et même pays, notre seule et unique patrie. Chacune de tes courbes deviennent les frontières de mes péchés. Je ne peux m’empêcher de te posséder. Tu m’appartiens l’instant d’un moment. Moment trop court puisque le lendemain tu oublies. Tu renies, tu me quittes.
cinq secondes;
J’avais fais les deuil. Je ne te croyais plus, je ne te voulais plus. J’imaginais notre histoire enterrée. Je pensais t’avoir oublié. Il suffit d’un peu de magie, de quelques absences de soucis pour se remettre les pieds dans nos plats. Je marche sur des oeufs, j’hésite, je résiste car je sais ce qui m’attends. Si jamais je me dévoile, plus jamais ça ne sera pareil. Si jamais j’avoue, plus jamais ce sera Nous. Mais cette hypocrisie envers toi, envoirs moi, me ronge de l’intérieur. Dois-je continuer à me tourmenter dans le silence ou dois-je affronter la cacophonique vérité : il y a cinq secondes que je t’aime.