J’ai écris ce texte la semaine dernière lors d’un cours et j’attendais l’arrivée de l’automne pour vous le présenter.
Un peu frisquet ces jours d’automne, dans ma tête et dans mon corps, le sol se gèle. Mes sourires perdent de leur saveur, perdent de leur couleur. J’anticipe les jours suivants en me préparant au pire; je fais des provisions d’énergie, hisoire de survivre à cette glace. Le soleil, disparate, devient brumeux, ses rayons, encore chauds, trop loins pour m’atteindre. Certains s’aventurent encore dehors, moi, pour ma part, je m’isole en mon âme. L’humeur n’est plus chaude, mais un peu tiède, tirant plus sur le froid que sur le réchauffant. L’horizon rougit au fil des heures en laissant dans l’ombre tout ce qui m’entoure. Comme baignés dans leur sang, tous me disparaissent. Les jours raccourcissent, les miens aussi. Automne du grand sablier, aspire les grains de ma destinée.L’été indien contre un miroir. Adieu chaleur, bienvenue malheur. Regarde moi ! De l’extérieur encore debout, mais couché, mourant, de l’intérieur.
Adieu été, bienvenue automne. Gèle la sève de ma cruelle fatalité.