Il y a ces moments de joie, il y a ces moments d’émoi. Il y aussi ces moments de vide, ces moments où plus rien ne nous entoure où l’on ne fait que tomber. Tomber jusqu’à ce que le vide devienne habitude
Dans ces moments, une corde nous ait lancée, on croit parfois qu’elle nous est tendue par quelqu’un, mais on réalise souvent qu’elle n’est créée que par notre espoir, notre orgueil.
Alors on tient la corde, pendu ainsi dans le vide. Trop faible pour remonter, trop fort pour se laisser aller. On s’accroche et on ne sait pas ce que l’on attend ainsi. On se complait dans cette attente, sans réaliser que peu à peu on perd notre énergie.
Après quelques temps, deux options possibles : quelqu’un tire la corde pour nous remonter au bonheur… ou on arrête de désillusionner et on lâche la corde pour tomber.
On a souvent peur de la chute et du choc que cela procure, mais parfois vaut mieux avoir une jambe cassé que les mains meurtris à force de trop espérer.
En ce moment je tombe… Je sais ce qui m’attend, ce n’est plus le vide, c’est la terre ferme. J’ai le coeur qui a mal au coeur, j’ai les yeux humides par le vent qui souffle en ma chute, j’ai la douleur que je sens venir en moi, mais ce n’est pas grave je souris. Je sais maintenant qu’il vaut mieux tomber que de rester trop longtemps accroché.
S’accrocher, se raccrocher à quelque chose, c’est l’option du lâche. Je suis courageux, cette fois je lâche.
Bye Miss J.