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Archive for mars 2009

Transparence

La vie est drôlement faite. On se retrouve souvent avec des petits espoirs qu’on se dit qu’un jour il serait bien qu’ils se réalisent, on sourit un peu bêtement en y pensant, en se disant que ce serait trop beau pour être vrai. On ne s’angoisse pas à le réaliser puisqu’on se dit que de façon réaliste ce n’est pas possible, improbable.

Cette façon de penser vous semble logique jusqu’au jour où vous vous retrouvez directement dans la situation espérée. En fait, pas exactement, puisque vous preniez malin plaisir à imaginer un petit quelque chose et une fois dedans cela prend une ampleur plus grande que prévue et vous vivez votre rêve à l’exposant 10.

L’expression flotter sur un nuage prend tout son sens pour vous. Vous vivez dans une bulle qui flotte au rythme du moment. C’est tellement euphorique que la vie prend un nouveau sens, vous vivez un bonheur innattendu. Vous redécouvrez quelque chose qui était caché au fond de vous, vous revivez de nouveau.

Tout est parfait, une symbiose se crée et vous ne formez plus qu’un seul avec votre rêve. L’un est l’autre et l’autre est l’un.

Arrive alors le plus cruel est ennemis : le temps. Ce bonheur est éphémère, temporaire. Le temps vous rattrape et vous perdez alors le sens de tout ceci. Vous aimeriez l’arrêter, vous aimeriez toujours vivre dans ce moment là. Puis vous envisagez l’avenir et vous vous rendez compte qu’il n’est plus du tout rose. Après avoir goûter cet instant, comment bien aller sachant qu’il n’arrivera plus de sitôt.

Le rêve quitte votre demeure avec un aurevoir touchant. Il semble vous dire « nous nous reverrons, mais je ne sais pas quand ». Le couperet tombe sur vos poumons, vous ne savez plus trop comment respirer. Vous avez l’impression d’être comprimé, confiné dans un espace clos. Vous angoissez, vous paniquez. Vous tentez de reprendre votre souffle, de vous raisonner, de vous calmer. Impossible.

Cette situation est tellement cruelle. Vous n’avez aucun contrôle, vous ne pouvez plus rien faire pour retrouver ce bonheur. La balle est dans son camp. N’était-ce qu’un rêve ? Vous vous posez la queston plusieurs fois, sous tous les angles.

Impossible. C’était vrai et vous vous en souvenez pleinement. Si ce bonheur a pu exister à ce moment là, pourquoi ne pourrait-il pas revenir prochainement ? Pourquoi ne serait-ce pas possible, sachant que tous les éléments sont là. Triste sort que celui-ci. Condamné à attendre, condamnée à espérer.

« Chère Bonheur, quand reviendras-tu me voir ? »

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Je suis subjugué par le naturel et le charisme de cet homme. Regardez le aller dans cet extrait de « The Tonight Show with Jay Leno », qui ? Obama bien sûr. Il a l’air si à l’aise, il blague, il est simple et va droit au but. On est à des années lumières de ce que nous habitue nos policitiens d’ici et  l’ancien régime Bush.

Suiviez le lien pour le vidéo

Notez qu’il est le premier président en poste à participer à cette émission et sûrement l’un des premiers à participer à ce genre télévisuel.

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Je considère Pierre Lapointe comme l’un des génies modernes de la musique québécoise. Pour connaître son oeuvre assez bien, j’aprécie tout de son travail. Les textes beaux et posés, les musiques audacieuses et voyageuses, la prestance et l’ambiance offerte d’un show de Lapointe. Je sais que beaucoup de gens ont beaucoup de difficultés avec ce personnage et je respecte ce choix. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher que de vous conseiller d’écouter les deux albums studio de l’artiste avant de juger son talent.

Je suis en grande écoute de ceux-ci ces temps-ci puisque bientôt sortira le nouvel album du prolifique Québécois, on parle de début avril. Une première pièce de ce cd est disponible sur YouTube depuis une semaine. Il s’agit du vidéoclip de la chanson « Je reviendrai », chanson à laquelle j’accroche bien et où je dénote encore une évolution du style musical de Lapointe. Si son premier album était résolument classique avec des cordes et du piano, son second explorait d’autres univers plus pop et là, si cette pièce est représentative de l’ensemble du prochain cd, on sent une forte influence de l’expérience 2X2 (le remix techno de quelques chansons de La Forêt des Mal-Aimés).

Chose certaine, j’attends avec impatience le nouvel album et je serai des nombreux spectateurs à le voir le 31 mai prochain au Théâtre Granada de Sherbrooke !

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Il y a quelques temps, j’étais tombé sur un vidéo YouTube dans lequel une bande d’allumés refaisaient le film Forest Gump en une minute. Sans être particulièrement hilarant, c’est quand même amusant à regarder :

Si vous aimez le concept, la même gang de Whycantihavespaces a fait subir le même traitement aux films Kill Bill

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Lu dans Le Devoir :

Les Cowboys Fringants continuent de dominer le palmarès des ventes de disques au Québec, et largement: le groupe de Repentigny détient cette semaine encore la première position du palmarès Nielsen-SoundScan, avec son album Sur un air de déjà vu, alors que son autre disque paru cet automne, L’Expédition, se classe septième. Sébastien Ricard fait une entrée remarquée avec Dédé – À travers les brumes, l’hommage au leader des Colocs. Malajube, Coeur de Pirate, Marie-Pierre Arthur, Sherazade, Michel Fugain et Bruno Pelletier suivent.

Je ne sais pas pourquoi mais je suis fier de nos Cowboys. Deux positions dans le palmarès des ventes au Québec pour des musiciens authentiques et près du peuple. Puis, en deuxième position on retrouve l’hommage posthume à Dédé Fortin. Les Cowboys Fringants et les Colocs dans le même palmarès, deux groupes cultes du Québec d’aujourd’hui. Deux entités à mettre dans la courte liste des groupes marquants du Québec avec Offenbach, Harmonium, Beau Dommage, etc.

Dans un autre ordre d’idée, j’ai vraiment hâte d’aller voir le film Dédé à travers les brumes, je n’ai jamais été un fan fini des Colocs mais j’ai toujours apprécié leur musique. J’ai toujours senti un lien invisible avec Dédé, un lien venant probablement de nos racines communes, celles du Lac-Saint-Jean. L’histoire d’un bleuet légendaire me tarde à être racontée. On se laisse sur des images du film Dédé à travers les brumes et n’hésitez pas à commenter sur le film si vous l’avez vu.

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« Tu semble un peu perdu ces temps-ci »

En effet, je semble très perdu et je l’étais assez. Mon dernier article laisse présager une profonde angoisse et c’est ce qui m’habitait. Je parle au passé car je crois que c’est passé. Comme je le disais précédemment, je me laissais un peu de temps pour découvrir si ces sentiments résisteraient à la dernière semaine, la réponse est négative. Mes réflexions et mes observations lors des récents Jeux de la Communication m’ont permis de faire le point et de me rendre compte que ce n’était qu’une illusion, que je me plaisais à y croire car c’est ce qui m’importait le plus à ce moment là. J’ai découvert d’autres gens, ouvert d’autres horizons et j’ai compris mon erreur.

Pour l’anecdote, j’ai passé à un cheveu de remettre une lettre à la personne avant mon départ pour les Jeux. Je ne l’ai pas fais par manque de guts (faut dire que j’en avais déjà manqué en écrivant une lettre plutôt que de le dire en personne ce qui me tracassait) et heureusement car j’imagine mal la situation aujourd’hui. Tout est réglé, je m’étais trompé. Je suis prêt à avancer.

Dans un autre ordre d’idée, je suis vraiment très heureux ces jours-ci. L’Université de Sherbrooke a terminée 3ème aux Jeux de la Communication derrière ULaval et UQAM. C’est honorable et incroyable pour Sherbrooke connaissant le nombre de nouveaux dans la délégation, le programme généraliste offert par l’UdeS et surtout connaissant les ressources disponibles des autres universités en lice (Université de Montréal, Concordia, etc.). Cette place me rend heureux certes, mais peut-être pas autant que celle obtenue personnellement : deuxième position en vitrine culturelle.

Une nomination en quatrième place aurait été la plus belle chose que nous pouvions espérer, une troisième place aurait été vraiment incroyable, mais alors là une deuxième place c’est le mieux que nous pouvions rêver ! Cette médaille est d’autant plus symbolique sachant d’où nous sommes partis l’équipe Show Q. Nous, en fait moi et ma collègue originaire de Sherbrooke, avons eu beaucoup de prises de becs parfois pas très tendres. Cela a duré longtemps, nous aurons été divergents d’opinion du début jusqu’à la fin. Néanmoins, tous ces sacrifices et ces mauvais moments auront été sauvés par ces belles pratiques, la motivation des gens, la performance remarquable de ceux-ci le soir de présentation et par ce prix innattendu.

Nous aurions été quand même comblé sans ce prix grâce à ce qui a suivi notre présentation. La formule de cette année consistait à recevoir les commentaires du jury suite à notre performance. À notre grand bonheur les juges ont tous donné d’excellents commentaires, appréciés compte tenu de la notoriété de ces juges (Hugo Dumas de la Presse par exemple).

Bref, c’est digne d’un film hollywoodien. L’équipe qui ne s’entend pas, qui doit faire face à 25 personnes en cachant leur animosité, qui réussit à monter quelque chose de bien, qui finalement trompe tous les pronostics et obtien d’excellents commentaires et résultats. Et, finalement, une équipe plus unie et soudée qui au final s’aprécie beaucoup. À en verser des larmes.

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Hier était demain

Y’a comme une boule d’angoisse en dedans de moi. Un petit trou noir aspirant toute mon attention. Les gens me cotoyant seraient sûrement tentés de croire que ce stress vient des Jeux de la Communication qui débutent après-demain,  du Gala-là que j’organise au mois d’avril ou  tout simplement du mini-rush de mi-session qui vient de se terminer. Pas du tout, l’organisation ne m’a jamais stressé plus que quelques secondes par semaines.

Cette angoisse permanente elle vient du coeur. Dans le billet « 5 secondes de trop », je m’ouvrais au monde en déclarant « aimer quelqu’un », les mots sont peut-être un peu fort puisque c’est quand même un texte de création, néanmoins l’essence même du message reste véridique. Quelqu’un occupe mes pensées.

Cette personne occupe mes pensées à un point presque obsédant. Je suis obsédé de tout cela puisque mes réflexions vont plus loin que le simple « ah elle m’intéresse », je me questionne sur le « que dois-je faire » et surtout sur le plus récent « suis-je vraiment intéressé ou ce n’est pas plutôt un concours de circonstance ? ».

Résumons : je me sens très bien à ses côtés, j’aurais le goût de la serrer dans mes bras, de l’embrasser, de tout ce que vous pouvez imaginer. Si c’est tentant lorsque je suis à ses côtés, je réussi quand même à me réserver une petite gêne et de ne pas trop laisser transparaître. Lorsqu’elle n’est plus là, je m’ennuie. Puis j’oublie. Jusqu’à ce que je la revois, je me dis « non, tu n’es pas intéressée par elle, mais ça revient toujours ».

« Fonce King, vas-y ». C’est évident que c’est la chose à faire, mais c’est beaucoup plus complexe que tout cela. Je connais assez la personne pour être en mesure de connaître les répercussions de tout cela. Je n’ai pas la tête dans le sable et je suis tout à fait conscient que je ne l’intéresse pas. C’est peut-être défaitiste, mais pourquoi lui parler de tout cela en sachant très bien que ça ne changera rien ?

« Pour t’enlever un poids sur les épaules et faire sentir bien! », pas faux. C’est ce que je pensais aussi, que je me devais de le faire pour être honnête et pour m’enlever cette pression de vivre dans « le secret ». Cependant, je sais aussi pertinemment que cela créera un froid entre nous si je me dévoile. Alors, est-ce que cela vaut la peine de briser/secoure une amitié ?

« Alors si tu vois ça comme ça, fais rien… » Ça semble logique et c’est l’attitude que j’ai décidé de prendre. J’imagine malheureusement que le simple fait que je sois en train de vous parler de tout ça prouve que ça n’est pas la solution. Ça me ronge.

Pour mon propre bien-être mental je me dois d’être honnête. Je vais devoir lui en parler. Bien sûr, vous me connaissez, ça ne se fera pas si simplement. Je dois attendre encore un peu, les circonstances actuelles font que pour le plus grand bien de tous je dois me priver un peu. Je vais devoir attendre que des évènements soient terminés avant de risquer de foutre le bordel.

De plus, cette attente va me permettre de vérifier une chose : est-ce seulement passager ou est-ce un véritable sentiment ? Est-ce que parce que ça fait plusieurs fois que je ressens cette même chose pour elle cela signifie que c’est encore une fois temporaire ou au contraire ça prouve qu’au final c’est vraiment plus profond et qu’il y a plus de cinq secondes que je pense à elle ?

Je le saurai bien assez vite, j’espère.

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