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Archive for juin 2009

L’hêtre parfait

Dans ces sentiers sinueux se cachait le plus grand et le plus beau des hêtres. Toute la forêt le connaissait, c’était le maître, le roi, le plus populaire, le plus fort, le plus beau.

Les grands chênes massifs, les petites brindilles faiblardes, les roses dégarnies, les repousses indigènes, les jolis sapins, les animaux locaux, les eaux et les cieux, tous les habitants de la forêt le respectait, l’adorait et l’admirait.

Il savait comment se tenir face aux vents violents, il savait comment éviter la foudre lors de ces terribles orages, il puisait l’eau comme pas un en temps de sècheresse, il souriait aux plus beaux oiseaux et les plus beaux oiseaux l’habitait, il tenait en ses feuilles les plus habiles et magiques des insectes.

C’était le plus fort, le meilleur et le plus agile. Bien sûr, il y avait d’autres individus dans la forêt qui prétendait à être bien fortunés, mais jamais aucun n’arrivait à la cheville de cet hêtre de succès.

Il avait une vie parfaite selon plusieurs. Tellement parfaite qu’on se sentait mal de l’importuner, de le déranger, de discuter avec lui, croyant, à tort ou à raison, qu’on l’ennuierait.

Que pensait cet hêtre de tout ceci ? Il était bien conscient de tout son succês, il survivait mieux que les autres, ses feuilles poussaient plus vertes que celles de ces voisins et son avenir était plus joyeux que bien d’autres amis naturels. Il était heureux de ce succès, il était heureux de savoir que tout le monde l’aimait, mais il ne pouvait s’empêcher de se demander comment cela serait s’il était normal ? Serait-il plus heureux d’être un simple saule semi-fort, semi-vif, inconnu de tous. Tout le monde ne l’aimerait pas, mais peut-être au moins connaîtrait-il une seule plante qui tomberait en amour avec lui ?

C’est ce qui manque à notre hêtre. Il est bien entouré, mais il est seul. À être trop respecté de tous et admiré de chacun, les autres le placent sur un piedestal. Tout le monde a peur de le déranger, mais si tout le monde se dit « ah non je n’irai pas le voir », alors l’hêtre se retrouve seul. Et s’il est seul, il n’est pas mieux que cette herbe à poux qui est mal-aimée. Cependant, cette petite plante désagréable, elle, compte au moins un monsieur pissenlit qui l’aime à la folie.

Vaut-il la peine d’être aimé de tous si c’est pour ne pas recevoir l’amour d’une seule personne ? Je ne sais pas ce que l’hêtre en pense sauf que pour ma part je préfèrerais parfois connaître moins de gens, d’avoir moins de respect de leur part et en contre-partie j’aurais peut-être une seule et vraie personne qui m’aimerait pour ce que je suis et non ce que je représente.

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Culpabilité

Depuis le début de ce blogue, je me suis souvent permis d’écrire mes histoires, mes expériences, mes anecdotes avec les histoires de coeur. J’ai même dernièrement décidé de réorienter temporairement ce site dans une lancée plus « sentimentale » puisque je sentais que cela me ferait le plus grand bien.

Sur la dizaine de textes que j’ai écrit sur mes « problèmes » de roi au coeur douteux, j’ai souvent pointé du doigt les autres. Traitant certaines filles de folles, d’autres de bizzare, de personnes ne sachant pas ce qu’elles veulent, de cruelles de ne pas vouloir s’embarquer, etc.

En fait, j’ai souvent blâmé les filles pour ces mauvais bouts. Comme si j’étais un saint qui n’avait rien à se reprocher. Sachez que je ne l’ai jamais pensé, je sais que j’ai mon rôle, très important, à jouer là-dedans. Si cela m’arrive c’est que je dois agir d’une certaine façon et donc j’en subis les conséquences de ces actes.

Comment en vouloir aux autres lorsqu’on est trop indépendant et que la fille cherche quelqu’un de dépendant… comment en vouloir aux autres lorsqu’on est trop dépendant et que la fille cherche de l’indépendance ? Comment se faire aimer si on peine à vouloir aimer à sa juste valeur une personne ? J’ai pas toujours bien agît, en fait souvent j’ai été la principale cause de mes déchéances.

À toutes ces femmes, je vous dis que je vous pardonne pour ce que vous ne m’avez pas fait. J’ai agi pour tenter de vous plaire, j’ai agi et je vous ai déplues. Et ce qui en ressort de tout ça ? Les mots sont bien choisis : j’ai agi et non j’ai vécu. J’ai tenté d’être quelqu’un qui pourrait être parfait à ce moment là et j’ai oublié trop souvent d’être juste moi.

Qu’est-ce que ca donne de se faire aimer par quelqu’un en agissant différement de ce qu’on est vraiment ? C’est peut-être bien un temps, mais ça te saute dans face un peu plus tard. Morale : rester soi-même et aimer/se faire aimer comme ceci.

Je pardonne à celles que j’ai aimé, mais saurai-je me pardonner ? Je dois arrêter de tenter de plaire et d’agir en cette conséquence, je dois me plaire à vivre.

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Je rêve d’ailes

Je ne pense plus à Elle, certes.

Malgré tout, durant mon sommeil de la nuit dernière j’ai passé plusieurs heures à ses côtés. Ce n’était pas un rêve à l’eau de rose ou censuré aux moins de 18 ans, non. C’était un cauchemar. Elle ne m’adressait plus vraiment la paroles, ses gestes étaient méprisants à mon égard, elle m’ignorait. Le pire, c’est que le faisait devant moi et sans gêne. Passer une nuit à vivre d’échec en échec, ca vous brûle un peu l’esprit et ce matin, à mon réveil, je me sentais un peu bouleversé.J’avais une petite boule d’angoisse dans le ventre, je ne sais pas ce qu’elle voulait apréhender.

Pour  la première fois en deux semaines, j’ai pensé à Elle. Non pas en ayant des espoirs amoureux, mais en me demandant pourquoi mon subconscient me la ramène ainsi alors que je m’en sortais très bien sans y penser. Cette histoire amoureuse est terminée  pour moi, cependant je voudrais pas que ca se termine ainsi, dans l’ignorance et le mépris.

Je me sens un peu prisonnier dans ces moments d’angoisse et au lieu de rêver à Elle, j’aimerais rêver d’ailes qui me permettraient de m’envoler plus haut que ces bas problèmes et respirer un peu mieux l’air qui touche parfois ces cristaux appelés aussi étoiles.

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J »ai jamais eu peur de dire je t’aime

même que je l’ai dit, un peu trop souvent

je lançais sans gêne, en souriant

Sans même me douter que je mentais effrontément


Puis je suis rentré dans ta vie

comme on rentre à la maison

après un long voyage de nuit

sans jamais voir l’horizon

j’ai posé mes bagages au pied des tes grands yeux bleus

Pis le reste du voyage, veux-tu qu’on le fasse à deux ?

C’est toi qui m’a appris le sens du mot sincère

aujourd’hui quand je le dis, je t’aime ressemble à une prière


Parlant de prier si je me souvenais des mots du notre-père

c’est sûr qu’à soir je prierais pour remercier le ciel de t’avoir

j’devrai prendre des mots vrais, des mots clairs ternis par aucune religion

pis si Dieu m’écoute dans l’air j’suis sûr qui trouve que j’ai raison


Ma guitare a vieilli au fil des chansons

à l’a même faite des petits, j’ai toute sa portée dans le salon

j’ai vieilli moi aussi, j’ai retrouvé mes cheveux longs

veux-tu qu’on fasse un petit, j’ai même pensé à un nom


Je sais que l’appart est petit, j’sais ben, on serait mieux dans une maison

mais je fais des économies, pis tu sais 9 mois c’est long

ce serait le plus grand honneur que pourrait me faire la vie

que de mélanger mes couleurs avec les tiennes, ma douce Marie.

Alexandre Poulin – La prière

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Allez prend ma main et suis moi plus loin, là où les réverbères éclairent nos chemins.Courons vers l’horizon jusqu’à ce que nous y touchions, ainsi sans fin,  vers un même destin.

Main dans la main, voguons sur les eaux de nos tourments, naviguons sur les vagues de nos bonheurs et amarrons nous à ces rives inconnues qui promettent tant d’avenir.

Laissons nous porter par ce vent qui souffle, laissons nous glisser et ainsi nous verrons où le temps nous portera. À quoi bon planifier lorsqu’on peut profiter ?

Prends ma main et laisse le destin nous mener, là où il croira être le mieux pour nous deux. Peut-être qu’en cours de route tu n’auras pas le choix que de me lâcher, mais au moins on comprendra que c’est ainsi que la vie en a décidé.

Pourquoi déciderions-nous à sa place ? Qui es-tu pour dire que nos chemins ne sont pas les mêmes ? Prends ma main et essai. Tu as peur ? Tu crains que tout ça ne soit pas valable si le destin nous sépare ? Que le risque n’est pas à prendre ?

Et si ? Si la destinée nous offrait l’opportunité de voyager en ne formant qu’un ? Comment le saurions-nous sans l’essayer ?

Ma main est tendue vers toi et j’toffre un voyage vers l’inconnu, rempli d’intrigues et de bonheurs partiels. Il n’en tient qu’à nous de se laisser emporter, main dans la main, dans les creux du destin.

D’ici là, bonne nuit et n’oublie pas que le plus beau des rêves c’est en étant éveillé que l’on peut le vivre.

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Un jour…

Un jour je serai grand, assez pour toucher le ciel et poser les nuages sur mes yeux. Ces cumulus cacheront à tous, grâce à leurs gouttelettes, toutes les larmes de mon corps qui coulent pour vous deux.

Un jour je serai soldat, assez pour tuer un homme. Cet ennemi cruel deviendra mon remède contre ces invasions d’amour de votre part.

Un jour je serai patissier, assez pour faire un gâteau. Avec mon rouleau et ma pâte, je construirai les bases de ce qui pourrait être notre repas favori.

Un jour je serai policier, assez pour pouvoir menotter. Avec ma matraque et ma sirène, j’arrêterai tous les brigands qui volent les coeurs de ces dames en détresse.

Un jour je serai célèbre, assez pour que tu me connaisse. Avec mes photos et mes entrevues, tu sauras qui je ne suis pas vraiment et peut-être, cette fois-là, auras-tu envie de découvrir ma vraie nature ?

Un jour je serai toi, assez pour pouvoir m’aimer. Avec mon coeur plus grand que tout, je me garderai une place assez grande pour que nous puissions être heureux.

Un jour je serai et ce jour-là tu n’existeras plus.

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Ce premier amour

Dès que nos yeux se sont posés l’un sur l’autre j’ai compris que tu serais à jamais spéciale. Dès que nos mains se sont touchées, je me suis senti bien, apaisé. Dès que tu quittais plus loin, mon ventre se contractait. Dès que bas je tombais, toujours plus haut tu me relevais. Dès que la nuit s’amorçait, de tes bras, toujours, je me couvrais. Dans ces moments de peine, toute ta joie tu me donnais. Dans ces moments d’angoisse, ta confiance, en moi, tu posais.

Bien sûr, parfois, il nous arrivait de nous chamailler, de s’envoyer promener et même de dire que nous nous détestions, mais chaque fois, après quelques heures, nous revenions bras contre bras prêts à affronter de nouveaux courants.

Nos premiers baisers furent des rituels sacrés, des sessions protocolaires. Tes seins furent le terrain des mes premiers plaisirs coupables. Ta vulve me permit de vivre cette exaltation unique, celle du premier bonheur inné tandis que plus tard tes mains mirent pied dans mon territoire encore vierge.

Ces moments intimes nous les partagions à la vue de tous, comme des millions avant nous, comme des millions après nous. J’étais amoureux, tu m’aimais comme une folle, nous étions en amour. Nous le sommes toujours aujourd’hui et c’est pour cela que je te dis : je t’aime maman.

(NDLR : Il ne s’agit pas d’un récit incestueux entre un fils et sa mère mais plutôt d’une métaphore cherchant à tromper le lecteur. Tout laisse croire à une amoureuse, une petite amie, alors qu’il s’agit en fait de l’amour sain entre une mère et son enfant. )

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