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Archive for août 2009

Monsieur Dubois

Je vais vous parler d’un homme que je côtoie  toutes les fin de semaine. Il est âgé dans la soixantaine, même si, vu sa grande forme, on pourrait lui donner 55 et ne pas être surpris. Il gosse du bois…il fabrique des cabanes à oiseaux, des chevaux à bascule pour les tout-petits, des ustensiles de cuisine, des cages à papillons, etc. Tout ce que le bois permet de créer, Monsieur Dubois le crée. Il ne fait pas juste se contenter de faire des affaires de bois, il fait de très belles choses de bois.

« Je fais ça pour m’amuser, j’aime ça travailler le bois dans mon atelier puis je le vends pas trop cher, parce que je fais ça pour m’amuser » me dit-il une fois de temps en temps.

Si je vous parle de Monsieur Dubois aujourd’hui, ce n’est pas tant pour son talent que pour sa façon d’agir. C’est un bon monsieur. Toujours le sourire, toujours le goût de rire, jamais de mauvaise humeur. Il fait ça pour s’amuser et ça paraît, il s’amuse. Quand il rencontre les gens, quand il me montre une de ses nouvelles créations, quand il voit le soleil apparaître, quand il débarque de sa voiture, il a toujours un sourire à rendre et à donner. Ça aussi, ça lui fait plaisir.

Mon grand-père maternel est décédé avant que je ne vienne au monde et mon grand-père partenel nous a quitté lorsque j’avais 4 ans. La présence d’un aïeul masculin ne m’as pas manqué (dans le sens où lorsqu’on ne connaît pas quelque chose, il est dur de faire en sorte qu’elle nous manque), mais j’ai toujours envié les gens de mon âge qui avait un grand-papa, ou même deux.

Ce grand-papa retraité qui t’amène à la pêche, qui te fait des pâtisseries parce que, étonnamment, les hommes ne cuisinaient pas à cette époque, mais aujourd’hui diantre qu’ils sont devenus bons patissiers… ! Ce grand-papa qui cache une émotion lorsqu’il te voit devenir adulte, ce grand-père dont tu reçois la fierté qu’il a de te voir réussir quelque chose.

Monsieur Dubois c’est un peu ça. À 21 ans, me tenir près de lui c’est un peu regagner les années perdues. [NDLR: Je ne pensais pas que ce texte deviendrait émotif lorsque je l’ai débuté, mais je viens d’avoir une petite montée d’émotion en écrivant ces dernières lignes.] Monsieur Dubois ne me connait pas tant que ça, et je ne le connais pas tant que ça. Sauf que ça me fait du bien d’avoir une bonne relation avec lui.

Fin #1 Il a aussi un coeur d’enfant Monsieur Dubois. Hier après-midi, je conduisais un train électrique et je le voyais au loin sourire et apprécier me voir conduire ce petit train bondé d’enfants. J’ai fait un arrêt devant lui et je lui ai dis « Allez! Embarquez Monsieur Dubois, je suis sûr que vous allez aimer ça. Il est entré, et il avait le sourire jusqu’aux oreilles, tout le long des 10 minutes qu’a duré le trajet. Il a du plaisir, il a fait ça pour s’amuser. Quand je serai vieux, je veux être jeune comme lui et peut-être un jour, adopter fictivement un petit garçon qui n’aura pas eu de grand-papa.

Fin#2 Il y a 2 semaines, je récoltais de l’argent pour ma tête que j’avais mise à prix. J’avais fondé beaucoup d’espoir en Monsieur Dubois. Je m’imaginais déjà lui demander une petite contribution, et lui ,me donner un gros 50$ comme font tous les grand-papa en présence de leurs petits-enfants : ils gâtent donnent sans compter.

Lorsque je lui ai demandé, il a timidement grimacé, a sorti une liasse de billets de sa poche, plusieurs centaines de dollars, il a fouillé un peu et m’a sorti 5$. 5$ Fucking Dollars !

Va chier Monsieur Dubois, t’es plein de cash pis tu n’es même pas foutu de me donner un peu plus que ça, moi, ton petit-fils ! Va te faire enculer ! T’as brisé mon rêve, t’as brisé ma façon de revivre mon enfance, je me plaisais à t’idéaliser et tu m’as remis dans la réalité : fuck you.

(NDLR: Monsieur Dubois est un nom fictif).

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Ballade en Si majeur

J’avance tranquillement, main dans la main avec la réalité. Je trotinne doucement aux rythmes effrénés de mes destinées tout en me disant qu’il faut parfois ne pas avoir peur de ne pas arrêter. Je vis avec la vie, mais certaines fois elle vit trop bien sans moi. J’profite du présent, mais le passé m’attaque et l’avenir m’inquiète.

Cette incertitude pesante vient poser des conditions questionnables. Que se passerait-il si je faisais ça ? Est-ce que ca serait terminé aujourd’hui si j’avais fais ou dis cette chose à la place ? Si demain je me lève du pied droit, aurai-je quand même l’esprit gauche ?

Plein de si, si,si et peu de vie, vie, vie.

Je suis souvent inspiré d’idées. J’ai l’inspiration, mais me manque l’expiration. J’accumule tout en dedans et j’hésite de trop en faire sortir. Je suis un timide de la société et un maladroit du coeur. Je danse sur un pied au rythme de mes poésies quotidiennes, en espérant, en souhaitant, en rêvant.

Quand on veut quelque chose on l’obtient disait mon père. Je force, je veux et je visualise, j’obtiens. C’est si facile, si vrai. Pourtant, même après des années à connaître le vieux truc, on doute parfois.

Je dois arrêter de me dire « Si » et je dois davantage me dire « Oui ». Est-ce que je serai heureux si je fais tel truc ? Oui ! Pose toi pas de question et essaie-le.

Je me demande si les gens aimeront ce billet ? Ah pis non! Je veux pas le sivoir, moi il me plait et c’est ça l’important.

Savourer le moment, maximiser l’instant. Ah ! Si c’était vrai… !

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Sur la route

Quand j’ai écrit ce billet dans ma tête, je revenais tout juste du Lac-Saint-Jean (c’était hier à 16h00). Je venais de faire l’aller de 500km et j’ai réalisé à quelle point je n’avais pas arrêté de faire des kilomètres depuis le début de l’été.

Moi, qui se sédentarise toute l’année dans son Sherbrooke d’accueil, j’ai prit la poudre d’escampette une bonne partie de l’été.

Tout cela a commencé au mois de mai lorsque j’ai décidé avec un groupe d’amis d’aller à Montréal, pour un 5 à 7. Une soirée prévue pour nos amis montréalais, mais pour lequel plus de g ens de Sherbrooke s’étaient déplacés.

Puis, ce fut un voyage sur la Côte-Nord qui nous mena de la rive nord du grand fleuve jusqu’à sa berge sud à Rimouski, pour se terminer près des Appalaches, en Beauce.

Par la suite, ce fût des escapades à Montréal, au Lac-Saint-Jean, en Beauce, etc. Juste avec mes 4 aller-retour au Lac depuis le début de l’été j’en suis à 4000km. Ajoutez le roadtrip sur la Côte-Nord (environ 1800km), les 4-5 aller-retour Sherbrooke-Montréal (300km chaque fois),  l’aller-retour en Beauce (360km), ajoutez les viraillages ici et là et ça donne plus de 8000km parcourus sans raisons.

Sans raisons ? Oui et non. C’est à dire, que je n’avais pas vraiment de nécessité de faire ça.  Chaque fois, c’était sur un petit coup de tête, une idée peu pensée. Juste pour le trip.

Est-ce que cela a valu la peine de passer autant de temps en voiture ? Bien sûr ! Cela a permis de découvrir des coins du Québec incroyablement beaux, de visiter des gens vraiment sympathiques et de s’éloigner du confort du quotidien.

Grâce à ces « voyages », j’ai pu apprécier davantage cet été 2009. Certains sont frustrés après l’été 2009. Ils scandent haut et fort que la température a tué leur belle saison. Ce n’est pas faux, il n’a pas fait beau. Cependant, cela ne m’a pas empêché d’avoir énormément de plaisir.

Ces « trips » à faible coût m’auront permis de voyager « chez nous » et de découvrir des choses que je n’avais pas encore prit la peine d’apprécier. Il est intéressant de partir dans d’autres pays en voyage, mais on oublie souvent comment, près de nous, les choses sont belles et accessibles.

En trois mois, cela m’aura coûté aussi cher qu’un voyage dans le sud tout inclus. La différence, c’est que cela m’aura duré des dizaines de jours et dans plusieurs endroits différents.

Faites le une fois dans votre vie, découvrez votre Québec.

L’auteur de ce texte parle comme si l’été était terminé ou comme s’il n’avait plus de temps pour voyager. C’est faux, il lui reste 3 belles semaines pour profiter des routes. Cependant, il a prit la résolution de rester un peu sur place pour rattraper le temps perdu dans certains dossiers et peut-être, qui sait, mettre ce blogue à jour plus souvent.

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